Xavier Caféïne - En coup de vent - VOIR.CA (QUÉBEC)

Xavier Caféïne - En coup de vent



ARTICLE - 5 novembre 2009

photo: Guillaume D. Cyr

Nous avions l'impression que Xavier Caféïne cassait la glace. Il a défendu son dernier album, Bushido, dans une formule classique, et les pièces s'enchaînaient à un rythme martial. Avec Alex Crow (guitare) et Vincent Peak (basse), il était en bonne compagnie, jouissant ainsi d'une liberté exceptionnelle. Si le chanteur habite la scène avec panache, l'exercice semblait manquer quelque peu de souplesse. Avec quelques plongeons dans la foule (et même une chute imprévue à partir de la scène), il a tout de même donné le ton à cette visite au Théâtre Petit Champlain tout en composant avec deux générations, dont l'une, très jeune, qui boit toutes ses paroles.

 

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=2&section=6&article=6...

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Combat rock - (Montreal Mirror)

Combat rock

Xavier Caféïne comes out swinging
with his new album, Bushido, and a
detour into mixed martial arts


PUNK PUGILIST: Xavier Caféïne

by JOHNSON CUMMINS

Within Montreal’s francophone rock ’n’ roll underground of the late ’90s, Xavier Caféïne had always been the one picked for mass success. Straight out of the gate, his 1997 debut Mal Eduqué Mon Amour (under the name Caféïne) had most critics picking their jaws off the ground with its merging of ’80s new wave pop, greasy garage, rock ’n’ roll’s sexy swagger and downstroked punk rock piss and vinegar. By 2000 and the release of Pornstar, cracks began to show and his continuing flirtation with English lyrics in the project Poxy clearly announced that this once-favourite horse was nearing the glue factory.

In 2006 Caféïne reappeared under his full moniker and released the infectious pop record Gisèle, which made good on all the promise he held nearly a decade previous. Quebec media quickly fell in line, with Caféïne reaching regular rotation on commercial radio, logging in over 200 shows in Quebec alone and even nabbing a chair on the highly influential Sunday-evening talk show Tout le monde en parle.

“That was kind of weird because mass acceptance is the last thing I expected,” says Caféïne. “I’ve always rebelled against anything that was usually accepted for mass consumption, and I was everywhere. I mean, it’s really great to be able to get exposed to all of these different kinds of people, but even I was getting sick of my own face after awhile.”

With the fair amount of hoopla generated by Gisèle to build on, Caféïne could’ve seized the commercial radio dial with software-generated, pitch-corrected pabulum, but his new record, Bushido, continues to play on his pop-driven melodies and dance-punk grooves, harkening back to his early days while showing the serious growth of a solid songwriter. With a fair amount of dirt in the dense mixes, Caféïne remains very real on every track and even challenges his single-driven fans by including a cover of krautrock kings Neu! at the end of the disc.

“It would’ve been really easy for me to just make the same record as Gisèle, but I’m not really that interested in repeating myself as some sort of recipe for success. I intentionally let this record be a little bit rawer and just let the songs be what they wanted to be. I hope people like it, obviously, but in the end, I really have to like it first and that, to me, is its own success.”

While music still remains Caféïne’s chief obsession, over the past five years, he has made room for another passion in his life—ultimate fighting. Now well versed in mixed martial arts, with an exhausting training regime, Caféïne recently fought and won his first match.

“It actually looked a lot more like Fight Club than the cages you see on TV, but for my first fight, it was perfect. To me, there are a lot of similarities between music and fighting because you get the same feelings and nervous energy before a fight as you do before playing a show. It really doesn’t matter if you win or lose in a fight, but you have to try and fight your best. That’s its own reward, and music to me is pretty much the same thing.”

 

WITH WINTER GLOVES AT CLUB SODA TONIGHT,
THURSDAY, OCT. 29, 8 P.M., $18, ALL AGES

http://www.montrealmirror.com/2009/102909/music4.html#

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Xavier Caféïne au Club Soda : une solide promesse | Philippe Renaud

«À chaque show, je me dis que ça va arrêter, qu'il n'y aura pas personne», confiait Xavier Caféïne à son auditoire, après avoir enfilé La Vie est belle et Vive la mort, en ouverture de son spectacle. Et d'ajouter: «Merci de me prouver le contraire!»

Pour qui suit le rockeur depuis ses débuts, le voir ainsi sur une des belles scènes de la ville, jouer devant un public varié et conquis, est franchement ravissant. Vétéran de la scène rock underground depuis même avant 1997, année de parution de l'album Mal éduqué mon amour du groupe qui portait son nom, Caféïne n'a jamais compromis son travail, offrant coup sur coup des albums percutants lui permettant de gagner de l'expérience (mais pas de l'assurance, ça, il en a toujours eu) et, plus important peut-être, de peaufiner son écriture de chansons.

Après un détour dans la langue de Richler (Poxy, en 2003), Caféïne s'isole et fait à la main ce Gisèle (2006) qui l'a consacré auprès du grand public. Consécration pleinement méritée: travailleur acharné doté d'un goût certain pour le bon rock, il a réussi à faire assez de bruit pour qu'on le remarque. Enfin.

Sur scène, c'est d'abord le charisme de l'auteur, compositeur et interprète qui nous frappe. Un frontman naturel, Caféïne, bien sapé dans son complet noir, cravate rouge au cou. Naturel, mais tout de même un peu coincé en cette soirée de première: on l'a déjà vu plus déchaîné que ça, voilà qu'il nous donnait du self control pendant que ses ouvriers du rock jouait la pédale au tapis derrière lui.

Le concert démarrait sur les chapeaux de roues, le son était rigide et percutant, les musiciens d'une exemplaire solidité ­ il y avait notamment Vincent Peake (Groovy Aardvark) à la basse, et son comparse de guitariste Alex Crow. Xavier Caféïne déballait dans l'ordre les trois premiers titres de cet excellent Bushido qu'il venait de nous offrir et que, de toute évidence, le public n'avait pas encore complètement assimilé. Trois des plus solides chansons de ce nouvel opus, quand même, ça démarre bien une soirée.

La tension n'aurait pas dû baisser de la première chanson jusqu'au rappel, or les interventions, entre les chansons, brisaient le rythme.

C'était généralement poli et court, et ça se résumait à introduire la prochaine chanson en donnant son titre. Pas très rock'n roll, tout ça, surtout que le bonhomme a de ces chansons qui se passent d'introduction: Pekin Love et 1-2-3-4, de l'album Gisèle, offertes en milieu de spectacle, étaient sur toutes les lèvres. Idem pour les Gisèle et Le feu, lancées plus tard, et La Fin du monde au rappel, de petites bombes rock balancées avec l'énergie requise. Fameux.

Xavier Caféïne est arrivé à point nommé dans un paysage rock québécois en panne d'artistes rassembleurs. Hormis Éric Lapointe, le rock d'ici est devenu depuis quelques années l'affaire des groupes qui, heureusement, ont aussi fini par rejoindre leur auditoire. Xavier Caféïne incarne le rock d'ici depuis plus de dix ans, et c'est en toute justice qu'il puisse aussi l'incarner pour un plus vaste public. Lorsqu'il aura encore quelques autres concerts derrière la cravate rouge, on pourra dire que ce sera un performeur à ne pas manquer.

http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/critiques-de-spectacles/200910/30/01-9...

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Xavier Caféine - La rigueur du samouraï | Entrevues | Musique | Canoë

Xavier Caféine - La rigueur du samouraï
© Le Journal de Québec
Xavier Caféine

XAVIER CAFÉINE - La rigueur du samouraï

Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
25-10-2009 

Véritable poutine internationale que ce Bushido, dernier-né de Xavier Caféine, réflexion parfois acide sur la société d’ici et d’ailleurs à laquelle son auteur s’est attaquée avec la rigueur du samouraï et qu’il a épicé d’un titre d’un maître du rock allemand des années 1970.

Cependant, même si le titre de cet album, paru trois ans après Gisèle, fait référence au code d’honneur que devaient observer les samouraïs, ne cherchez pas d’allusions aux arts martiaux ni au pays du Soleil Levant sur cette galette, si ce n’est le design très oriental de sa pochette.

«Ce n’est pas vraiment important de savoir ce qu’est le bushido. C’est comme un code du guerrier moderne face aux nouveaux thèmes actuels», dit l’artiste, rencontré récemment dans un restaurant du Vieux-Québec.

Ces thèmes, ce sont la religion, la vie urbaine, la guerre, la vie, la mort, la politique. Malgré la lourdeur des sujets, Xavier Caféine croit que son disque peut être autant qualifié d’optimiste que de pessimiste. À preuve, les deux premiers titres intitulés La vie est belle et Vive la mort.

ENCORE CAPABLE DE PLEURER

Mais attention, l’optimisme n’est pas toujours là où on l’attend.

«La chanson pessimiste, c’est La vie est belle et l’optimiste, c’est Vive la mort», dit le chanteur, qui dit trouver la vie belle parce qu’il est encore capable de pleurer face à certaines nouvelles.

«Je ressens encore des émotions pour mon frère en Irak, mon frère en Chine, celui qui vient de se faire “tsunamiser”.»

S’il ne se perçoit pas comme un revendicateur et s’il assure ne faire écho qu’aux questions qui lui trottent dans la tête, Caféine ne se verrait pas non plus écrire dans un registre plus léger.

«Je me verrais très mal chanter: “Le soleil se lève et je suis de bonne humeur”. Je chante ce qui me tracasse. Écrire des textes, pour moi, c’est thérapeutique. Il faut que je rentre dans des zones qui m’intéressent.»

INFLUENCÉ PAR LE KRAUTROCK

Bushido se conclut avec une chanson écrite par Klaus Dinger, figure emblématique du krautrock, un mouvement musical principalement allemand qui a teinté les années 1970. L’inclusion de Viva, titre trilingue, constitue une forme d’hommage à l’ex-pilier des formations Neu et La Dusseldorf, qui est décédé l’an dernier.

«J’ai beaucoup écouté de krautrock, ces quatre dernières années. Cela a changé ma façon d’écrire, de traiter la musique. J’ai donc voulu rendre hommage à celui qui m’a le plus influencé. J’ai étudié sa façon d’écrire et ça m’a aidé à faire respirer ma musique, dit celui qui a hâte de voir la réaction du public qui viendra l’entendre en spectacle. Évidemment, il y aura des pièces de Gisèle. J’ose espérer que des gens se seront procuré l’album avant de venir voir le show.»

Xavier Caféine sera en spectacle le 29octobre, au Club Soda de Montréal, et le 30 octobre, au Théâtre du Petit Champlain de Québec.

http://www.canoe.com/divertissement/musique/entrevues/2009/10/23/11505421-jdq...

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XAVIER CAFÉINE : MAL ÉDUQUÉ MON SAMOURAI « RueCartier

Xavier - DrMartin

XAVIER CAFÉINE : MAL ÉDUQUÉ MON SAMOURAI

Stéfane Campbell

SKUNK, novembre 2009

Difficile de le nier, l’existence de Xavier Caféine se raconte en deux grands tomes : l’avant et l’après-Gisèle. En 2006, à la sortie dudit album – son « testament musical » selon ses propres dires – rien ne le destinait pourtant au succès qu’on lui connaît aujourd’hui. En effet, celui qui roulait sa bosse tant bien que mal depuis 1997 tantôt au sein du groupe Caféine (et ses Bodums – à une certaine époque), tantôt auprès de Poxy dans la langue de Shakespeare, croyait ferme qu’il signait là son hiatus définitif du monde musical et se recyclait dans le milieu de la déficience intellectuelle. Mais voilà, Gisèle s’est faufilé dans les circuits alternatifs comme une traînée de poudre, puis les réseaux commerciaux ont flairé la bonne affaire, le tout culminant sur le plateau de Tout le monde en parle de même qu’en ouverture du Gala de L’Adisq avec les retombées que l’on peut s’imaginer. And the rest is history comme le veut l’adage.

Du coup, Caféine – le premier surpris de la tournure des événements – saisit l’occasion qu’il n’attendait plus et trimballe son Gisèle aux quatre coins de la province durant près de deux années pratiquement sans répit. De quoi s’étourdir un brin. Et ce n’est donc que l’an dernier que l’auteur-compositeur-interprète a pu se recueillir pour réfléchir et plancher sur ce que serait la suite des choses : « C’est toujours de se rendre de point A à point B. D’approfondir la musique, la rendre plus fine, plus sensible. Il n’y a pas de virage à 180 degrés, c’est tout simplement de continuer d’avancer. Et je pense que c’est la seule façon de bien faire les choses. […] De se mettre à défi aussi, d’organiser tout ce bordel là parce qu’au départ, quand on commence à jammer, c’est un beau gros bordel. On simule une organisation sur album alors qu’en réalité, c’est un bordel de mots, de notes, d’intentions et de mélodies ». Ainsi, c’est tout de même plus décidé que jamais à poursuivre la conquête musicale enclenchée par son prédécesseur qu’il nous revient donc avec un coup de sabre en pleine gueule appelé Bushido.


Déjouer le code

Fidèle aux références asiatiques qui sont maintenant partie prenante de sa signature (l’homme est un féru d’arts martiaux), le titre renvoie au code de principes moraux tenu d’être observé par les samouraïs japonais. Textuellement, on parle de « la voie du guerrier » – de « bu » qui signifie l’ensemble des techniques martiales, « shi » (guerrier) et “do” (la voie). Voilà pour la leçon de langue.

Qu’en est-il de sa place à travers l’univers de Xavier Caféine ? « En fait, ma position reste forcément très occidentale. Le Bushido, c’est l’emblème du guerrier vaillant et droit. Alors que je me considère plus comme un Don Quichotte. » Mentionnons que le code en question a aussi servi de base spirituelle aux kamikazes pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui entraîna plusieurs arts martiaux enracinés dans le bushido à être férocement interdits par les américains durant l’occupation d’après-guerre. Ce qui pourrait fort probablement faire sourire notre don quichotte.

Caféine : «  Je me vois plus comme quelqu’un qui combat des moulins. Et c’est une observation que je fais à partir de mon environnement. Je me verrais mal commencer à juger le Moyen-Orient alors que je suis bel et bien ici, maintenant. Au fond, je me juge moi-même – dans le monde. Ce n’est pas tant un jugement qu’une observation, un portrait. C’est une autocritique. En même temps, je ne propose pas de grande réponse dans tout cela, les réponses sont beaucoup plus dans l’action qu’autre chose. On dit You’re Only as good as your actions en anglais: ça s’inscrit beaucoup plus dans ma vision des choses. Évoluer dans l’action, ne pas rester le petit con que je peux être. »

Une esthétique donc mais une porte d’entrée dans un questionnement, au final, tout simplement humain : « J’essaie d’aborder des questions qui touchent à l’universel, la question de Dieu, ça touche tout le monde. Et même les athées, les agnostiques; qui peut réellement prétendre ne pas se poser de questions sur le sujet?.. Il y a un questionnement. Si Dieu est mort, il y a un cadavre. »

Ne vous y méprenez pas, les fantômes occidentaux sont bel et bien ceux qui nourrissent avant tout les angoisses et réflexions du principal intéressé. Et ce, bien que plusieurs lui aient prêté des intentions contraires : « Je me suis fait accuser d’être anti-américain, ce qui n’est pas du tout le cas. La plupart de mes héros sont américains. L’Amérique en général mais les États-Unis plus particulièrement. C’est un terreau fertile en termes de réflexion et où se trouvent les plus grands débiles aux côtés des plus grands intellectuels. C’est le chaos total et le chaos, c’est la vie. Et en ce sens, c’est peut-être un des endroits qui représente le mieux l’état du monde tel qu’il est. Et même qu’on vit tellement sur le modèle états-unien ici au Québec que c’en est même surprenant à la limite qu’on soit encore capable d’avoir un sentiment d’identité aussi marqué. » .

Musique de faille

Avec des titres tels « Vive la mort », « Les bons et les méchants » ou encore « Darwin au Vatican », l’artiste creuse toujours dans les failles humaines – en exposant toute ses dualités, sa splendeur et  ses atrocités. Mais pourquoi tenir mordicus à aborder des sujets aussi lourds sur une formule en trois-minutes-trente-refrain-couplet-refrain? « C’est des sujets qui viennent me secouer dans ma propre existence. C’est souvent des trucs qui vont être récurrents. […] Et je viens d’une famille où on parle beaucoup, où le moment du souper était un moment consacré à la conversation. C’est long et c’est très important. Le plaisir de discuter, d’avoir des sujets qui nous gardent éveillés, qui provoquent la réflexion. Et je pense sincèrement que mon besoin d’extérioriser des trucs à travers mes chansons provient directement de là. C’est tout ce qui me tracasse dans la vie. » Apparemment ici, du familial au social, il n’y a qu’une chanson. Ce sur quoi il ajoute : « J’y vais une pièce à la fois mais inévitablement il va y avoir des liens qui vont se créer par la force des choses. Que je le veuille ou non, je parle de trucs qui me touchent – ou du moins, que je connais. »

N’allez surtout pas penser pour autant que le musicien s’amuse à lancer des opinions à droite et gauche sur tout et rien. Ce sur quoi il tient à préciser : « On entend beaucoup trop souvent des personnalités publiques se prononcer sur à peu près tout. Comme si parce que tu es comédien ou chanteur, tu as forcément une opinion valable sur tout. Ça fait qu’on parle de tout en restant la plupart du temps bien en surface. […] Disons que j’aime mieux creuser un filon plus en profondeur, le tourner dans tous les sens. Le comprendre et bien le maîtriser avant de l’amener sur la place publique. »

En clair, il a appris à mesurer son verbe : « J’essaie d’être concis dans mon propos et de m’en tenir à ce que je crois bien connaître. Si je n’ai pas d’opinion ferme sur la peine de mort, je n’écrirai tout simplement pas une toune là-dessus, un point c’est tout. » Voilà qui est bien dit.

En conclusion, nous ne pouvons omettre de se souvenir d’une époque où l’artiste semblait plus ou moins friand à l’idée de se soumettre à l’exercice promotionnel et/ou médiatique du métier. Ce sur quoi il nous rabroue très vite : « Ce n’est pas que je n’étais pas friand en fait, c’est plus eux qui ne m’invitait pas. » Soit, mais disons qu’il pouvait donner du fil à retordre à qui risquait l’entretien. Ce qui, soyons-clair, est loin d’être le cas aujourd’hui. À notre grand bonheur.

Caféine voit plutôt l’élément médiatique avec philosophie : « J’ai toujours cru que pour être conséquent avec mon discours et ma façon de faire de la musique, je devais aller dans la cour des grands. Ça devient facile à un certain moment de dire que les gros médias ne veulent rien savoir de nous mais il faut foncer, voire défoncer la porte parfois, et à un moment donné, ils t’écoutent. » vision tout ce qu’il y a de louable au final. Puis le côté grinçant refait surface : « Si La Fureur t’invite, tu y va et tu leur fait ta toune : ça leur en crisse une dins’dents. Tu le fais avec respect bien sûr mais tu le fais quand même. »

Conséquent à son propos, Xavier Caféine aura toujours cette part d’enfant terrible qui l’a vu naître sur la scène musicale il y a plus d’une décennie. Sympathique, futé, voire spirituel, mais toujours… Mal éduqué mon amour.

Bushido en vente partout

En spectacle:

Le  29 ocotobre @ Club Soda, Montréal

Le 30 ocotobre @ Thèâtre Petit Champlain, Québec

www.xaviercafeine.com

photo: Docteur Martin

http://stefanecampbell.wordpress.com/2009/10/19/xavier-cafeine-mal-eduque-mon...

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Xavier Caféïne - Le loup solitaire - VOIR.CA

Le loup solitaire


ARTICLE - 22 octobre 2009

Xavier Caféïne se fait guerrier et met à l'épreuve ses propres principes. Au terme d'une remise en question, l'esprit tranquille mais attentif aux travers d'une collectivité qu'il aime provoquer, il est prêt pour le champ de bataille.
 
Gisèle est un sommet dans la carrière de Xavier Caféïne. Le portrait idéal du potentiel de cet auteur-compositeur-interprète qui a frappé dans le mille avec des hits comme Montréal (Cette ville) et La Fin du monde. Cette dernière chanson, au slogan accrocheur, a même voyagé en Europe l'année dernière. "La Fin du monde a joué en boucle à la radio à Berlin, crois-le ou non", se surprend encore Xavier Caféïne, qui tente de revenir sur les trois années qui se sont écoulées depuis la sortie de l'album en question, en 2006.

"On a fait plus de 200 shows pour Gisèle, précise-t-il. Ça a pris un an avant de décoller comme il faut. Environ 10 mois après sa sortie, il y a eu mon passage à Tout le monde en parle. Et soudainement, tu vois ton show se "booker" en malade. C'est pour ça qu'il s'est écoulé trois ans au lieu de deux pour sortir Bushido, mon nouveau disque. Sans compter qu'au travers de tout ça, j'ai réalisé l'album de Plastic Bertrand..."

Une succession d'événements que l'artiste contemple avec un sourire en coin. Signe qu'il est satisfait de ce parcours et des 17 000 exemplaires vendus pour Gisèle. "Quand on s'est retrouvés une semaine à Berlin parce qu'on venait de se hisser dans le top 10 d'un concours radiophonique (Sonicbids), on s'est rendu compte qu'on vivait quelque chose. C'est mon but dans la vie. Je n'ai pas d'objectif précis, sinon de vivre des expériences intéressantes. Elles se présentent à toi et tu les prends."

LA QUÊTE

Ne cherchez pas, à l'écoute de Bushido, la suite concrète d'une formule éprouvée. Le chanteur au look caractéristique ne donne pas dans la recette. Sans hésiter, il tranche la question des attentes et de la performance commerciale. "Je ne me laisse pas vivre ce genre de pression. Le côté business, ce n'est pas à moi de m'en faire avec ça. J'ai une autre mission. Je ne suis pas ici pour être une vedette. Je suis seulement ici pour être un auteur-compositeur et je veux que les gens me reconnaissent pour mon audace. Il y a une prose, de l'imagerie dans mon travail. C'est politique et surtout philosophique. Caféïne, c'est un personnage aussi, c'est un héros de bande dessinée sans les super-pouvoirs."

Pour compléter ce cinquième disque en carrière (en comptant ceux des groupes Caféïne et Poxy), l'artiste s'est accordé un moment de répit. Le samouraï punk de la scène québécoise s'est retraité dans ses quartiers pour méditer adéquatement. Coupé de toute distraction, le mauvais garçon de la pop s'est longuement penché sur ce qu'il considère comme la colonne vertébrale d'une chanson: le texte. "Pour écrire, il faut être une éponge. Moi, je vois un artiste comme une personne sensible, beaucoup plus que les autres. Tout nous affecte. Il faut que tu transcendes quelque chose. Tu exorcises toutes ces affaires qui s'accumulent dans ta tête. Tu les reconstruis à ta façon, tu les domptes. Souvent, ce sont les choses laides qui t'interpellent et tu essaies de trouver le moyen d'en faire quelque chose de beau. C'est souvent le cas dans les arts visuels ou même en arts martiaux. Dans les arts martiaux, tu apprends à te psychanalyser, à analyser, à te conditionner, c'est très philosophique. Faire un disque, c'est pathologique dans mon cas."

Seul maître à bord, il se retrouve partout: à l'écriture, aux instruments (guitares, basse, batterie, claviers...) et derrière la console, en compagnie d'Adrian Popovich et Joseph Donovan à la réalisation. Seulement deux ou trois en studio pour parfaire un canevas détaillé. "J'ai toujours un blueprint, indique-t-il. Un démo bien fait. C'est normal d'avoir une idée et une vision, sinon tu n'as aucune raison de faire un album. Pour ce qui est d'enregistrer seul, j'y suis habitué et c'est beaucoup plus simple. J'ai appris à jouer de différents instruments par défaut. Quand tu es jeune, tu rêves d'être guitariste et finalement tu te ramasses drummer... Je dérangeais trop lorsque j'étais en musique au secondaire. Mon prof m'avait dit qu'il savait que j'étais bon à la guitare, donc il me donnait tout de suite 75 % pour l'année. Ensuite, il me plaçait à la batterie pour que j'accompagne les autres élèves. Dès que j'étais à la guitare, je m'exerçais en jouant les Dead Kennedys, je bousillais l'atmosphère de la classe. Je me préparais pour mon futur groupe! Par la suite, tu te ramasses bassiste par défaut dans un groupe ou encore chanteur. Finalement, quand j'y pense, mon rêve, c'était de jouer de la guitare. J'étais sûr que je finirais guitariste dans un band, alors que je n'ai jamais tenu ce rôle à 100 % dans aucun de mes projets."

LA VÉRITÉ FAIT MAL

Maintenant résolu à composer avec son personnage inconvenant, l'auteur s'est permis une séance nietzschéenne d'écriture où les figures symboliques s'entrechoquent pour définir une réflexion qui fait fi de toute morale. Malgré tout, l'artiste a trouvé le moyen de se pourvoir de certaines vertus. Sans être tout à fait zen, il compose avec un filtre existentiel qui pondère sa hargne, et avec lequel il peut se permettre un argumentaire ironique sur la chanson L'Amérique: "Que Dieu blesse l'Amérique et sauve le monde, but you can't say that on the microphone".

"Aujourd'hui, avec cet ordre mondial qui est partout, j'ai l'impression que tout le monde se place dans la bonne gang, illustre-t-il. Tout le monde est dans les bons, personne dans les méchants. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai une chanson qui s'appelle Les Bons et les Méchants. Des fois, ça se résume tout simplement à s'occuper de soi-même avant de s'occuper du reste de la société. À mon avis, juste ça, c'est déjà un petit pas en avant. On est tous coupables et on tente de se déculpabiliser. Moi, je cite cette phrase: "Speaking about fire won't burn your mouth."

Sous couvert de mélodies bien fignolées, dans un cadre rock et punk toujours aussi bien assumé, Xavier Caféïne célèbre à sa façon une soif de vivre empreinte de lucidité. Voir les choses telles qu'elles sont, sans se compter d'histoires, tout en se regardant en face. Une vision où les contrastes se fréquentent. Il constate avec La vie est belle ce qui ne changera jamais et son rôle futile devant les événements, pour chanter ensuite Vive la mort afin de se faire une raison. Il conclut même, comme pour y mettre le point final, avec une reprise du groupe allemand La Düsseldorf: Viva.

"Vive la mort, c'est une ode à la vie, précise-t-il. Je tiens à le spécifier tout le temps. C'est un titre dangereux. Je ne voudrais surtout pas être accusé d'encourager le suicide. C'est peut-être le seul point, le seul aspect de ce disque où je me suis résigné à penser aux autres. Je me disais: "Vive la mort... Shit! OK, je le chante, mais comment j'appelle cette chanson?" Elle a failli s'appeler Bushido. La "voie du guerrier", en quelque sorte. Mais j'y chante aussi Viva la muerte, ce slogan des fascistes espagnols. C'est radical. Il faut que tu trouves le moyen de te réapproprier ces termes. Pour moi, ça veut dire que tu fonces dans la vie, tête première. Autrement dit, oui, il y a des dangers. Par exemple, c'est dangereux de faire de la motocyclette. Mais sacrement! Quand tu en fais, tu es quasiment en train de voler! Veux-tu voler ou bien tu veux stagner là? Si tu veux stagner, il ne se passera rien et tu vas regarder Virginie. Si tu fais de la moto, tu peux mourir. Probablement que non, mais il y a une chance. Ben moi, je veux faire de la moto. J'ai juste une Vespa et je capote. À 70 km/h sur un chemin de campagne, c'est cool!"

Xavier Caféïne
Bushido
(Indica)

À écouter si vous aimez /
The Clash, Dead Kennedys et La Düsseldorf

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=6&article=6...

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Télé-Québec : Vidéo | Voir : Xavier Caféïne sort son épée

Xavier Caféïne est dans la culture populaire ce qui se rapproche le plus du punk au Québec. Ça se ressent dans son nouvel album, Bushido, et ça se voit lors de la séance de photo de la Une du Voir de cette semaine.

  • Avec : Xavier Caféine
  • À la une
  • Diffusée à la télé le mercredi 21 octobre 2009 à 21 h
  • Production : Voir

http://video.telequebec.tv/video/1996/xavier-cafeine-sort-son-epee#

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Bande-annonce | VOIR À LA TV | Xavier Caféïne à la UNE

Bande-annonce de l'émission VOIR à la TV du 21 octobre 2009.

A voir à Télé-Québec et en ligne!

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Six dans la cité | Geneviève Guérard trippe sur Bushido | Radio-Canada.ca

Coup de coeur de nos chroniqueurs - Émission du dimanche 11 octobre 2009

Le plus récent disque de Xavier Caféine Bushido

On peut entendre une critique enthousiaste du Bushido de Xavier Caféïne par Geneviève Guérard!

A voir en ligne sur Radio-Canada.ca (avancez au segment 7 de l'émission).

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Clin d'Oeil - L'automne en 5 CDs - Evelyne Côté

Xavier Caféïne, Bushido

Il a séduit le grand public (enfin!) avec Gisèle, il y a trois ans, à coup de tubes comme Montréal (cette ville) et La fin du monde. Xavier Caféïne effectue un retour en force... et il est d'attaque! Féru d'arts martiaux et plus en paix que jamais avec lui-même, Xavier lance son deuxième album solo (le sixième de sa carrière), intitulé Bushido, d'après le code de conduite des samouraïs. Il y parle de la vie, de la mort et des aberrations de ce monde, tout ça sur de la «pop pirate» un brin raffinée sur fond de claviers, une nouvelle avenue explorée par Xavier. Un album dont les refrains sont faits pour être chantés bien fort.

Le 29 septembre

http://www.clindoeil.ca/societe/article/11076421

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